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Rugby et paternité : que transmettre à ses enfants quand on a soi-même quitté le terrain

Rugby et paternité : que transmettre à ses enfants quand on a soi-même quitté le terrain

Pendant longtemps, j’ai cru faire le bon choix avec mes enfants.

Chaque fois qu’ils venaient me chercher dans le salon avec un ballon en mousse, je répétais la même phrase, presque mot pour mot :

« Non, pas comme ça. Tiens-le bien. Les mains à plat. On passe en arrière, jamais en avant. Allez, on recommence. »

Je croyais leur transmettre le rugby.

En réalité, je leur transmettais mon obsession du geste parfait, mon vieux réflexe d’ancien joueur qui n’a jamais complètement quitté le vestiaire. Je remplissais le salon de corrections techniques, alors qu’eux voulaient juste… jouer avec papa.

Pendant des années, j’ai confondu transmettre le rugby et reproduire l’entraînement.

Et voici la vraie erreur : je pensais que, pour être un “bon père rugbyman”, il fallait absolument transmettre les règles, les placements, l’esprit du jeu… alors que mes enfants, eux, cherchaient surtout ce que le rugby avait laissé en moi. Pas les systèmes de jeu. Pas les combinaisons en touche. Mais autre chose, de plus profond, que je n’avais même pas vraiment identifié.

Tu vois peut-être de quoi je parle.

Tu as arrêté le rugby. Le maillot est rangé au fond d’un placard, ton passeport FFR dort dans un tiroir, tu ne sens plus l’arnica en sortant de la douche le dimanche soir… Mais maintenant, tu es père (ou tu es en train de le devenir), et une question revient te hanter :

Qu’est-ce que je transmets à mes enfants de ce sport qui m’a construit, alors même que j’ai quitté le terrain ?

Tu te demandes peut-être :

  • Est-ce que je dois l’inscrire au rugby, même si moi j’ai arrêté en vrac, les épaules en carton et la tête pleine de commotions ?
  • Comment lui transmettre les valeurs du rugby sans lui imposer mon histoire, mes blessures, mes regrets ?
  • Comment parler de ce sport sans mentir, sans le vendre comme quelque chose de merveilleux à 100 %, alors que tu connais aussi son côté sombre ?

Si ces questions tournent déjà dans ta tête, continue de lire. On va parler de toi, de ce que tu as vécu, de ce que le rugby a laissé dans ton corps, dans ta tête… et surtout, de ce que tu peux réellement transmettre à tes enfants, même si tu ne mets plus jamais un pied sur un terrain.

Quand tu t’éloignes du terrain, mais que le rugby reste dans le salon

On a tendance à croire qu’une fois qu’on arrête, le rugby s’arrête avec nous. Tu rends ton sac, tu donnes tes crampons à un jeune du club, tu ne renouvelles pas ta licence. Fin de l’histoire, rideau, on passe à autre chose.

Mais en réalité, tu le sais : le rugby s’invite partout.

  • Dans la manière dont tu parles à tes enfants : les “serre les dents”, “lâche pas”, “on ne laisse personne derrière”.
  • Dans ton corps : les genoux qui grincent quand tu te relèves pour la énième fois après avoir ramassé des Lego, l’épaule qui craque quand tu les attrapes en l’air.
  • Dans tes dimanches : le réflexe quasi automatique d’allumer le match à 21h, même si tu es crevé.
  • Dans ton caractère : ta façon d’encaisser, de protéger, de t’énerver aussi parfois trop vite.

Le rugby, ce n’est pas juste un sport que tu as pratiqué. C’est une langue que ton corps parle encore, même en silence.

Et c’est là que la paternité vient appuyer là où ça fait mal.

Parce que soudain, à travers tes enfants, tu te retrouves face à ce que le rugby t’a donné… et à ce qu’il t’a pris.

Tu les regardes courir dans le jardin avec un ballon (ou un autre sport, peu importe), et tu sens deux forces contradictoires :

  • La fierté de les voir s’épanouir, se dépenser, se confronter aux autres.
  • La peur

Et au milieu de ça, tu te demandes : est-ce que je suis en train de transmettre quelque chose de sain, ou bien mes propres cicatrices ?

La première transmission invisible : ta manière de gérer la douleur

On va commencer par le sujet qui fâche : la douleur.

Si tu as joué longtemps, tu as entendu et répété ces phrases des centaines de fois :

  • « Allez, serre les dents. »
  • « T’as mal ou t’es blessé ? »
  • « Ça passera avec une douche froide. »
  • « C’est le rugby. »

Sur le terrain, c’était presque normal. La douleur faisait partie du décor, comme la boue et les citrons à la mi-temps. Mais le jour où tu deviens père, ce rapport à la douleur, il ne reste pas dans le vestiaire. Il entre à la maison.

Quand ton enfant tombe, se fait mal, pleure, tu te surprends parfois à avoir la même réaction que ton ancien coach. À minimiser. À vouloir “endurcir”.

Pourtant, tu sais très bien ce que toi, tu as rangé sous le tapis :

  • Les entorses que tu n’as jamais vraiment soignées.
  • Les commotions qu’on a appelées “maux de tête”.
  • Les douleurs chroniques qui te réveillent la nuit aujourd’hui.

La façon dont tu gères ta propre douleur est une première chose que tu transmets à tes enfants, souvent sans t’en rendre compte.

Et là, tu as un vrai choix de père :

  • Continuer à jouer le rôle du guerrier invincible, quitte à leur apprendre que souffrir en silence, c’est normal.
  • Ou leur montrer que la force, ce n’est pas seulement tenir, c’est aussi savoir dire “j’ai mal”, “j’ai besoin d’aide”, “je vais me faire soigner”.

Ce n’est pas théorique. C’est concret. Ça se joue dans des petits moments :

  • Quand tu acceptes enfin de prendre rendez-vous chez le kiné au lieu de traîner ta douleur de hanche comme un trophée.
  • Quand tu expliques à ton enfant pourquoi tu ne peux plus courir comme avant, sans enjoliver, sans mensonge.
  • Quand tu lui dis : « Tu as le droit d’avoir mal, on va s’occuper de toi », plutôt que « Allez, c’est rien, relève-toi ».

Le rugby t’a appris à encaisser. À toi de décider ce que tu veux garder… et ce que tu veux transformer.

Ce que tu n’oses pas dire : la part de nostalgie et de colère

Parlons d’un truc que beaucoup d’anciens joueurs n’avouent qu’à demi-mot : le mélange de nostalgie et de colère qui remonte parfois quand tu regardes tes enfants.

Tu les vois pleins d’énergie, leurs articulations intactes, leur insouciance, et au fond de toi, ça grince un peu :

  • Tu aurais aimé pouvoir encore courir avec eux sans te tenir le dos.
  • Tu aurais aimé leur montrer “en vrai” ce que c’est que d’accélérer, de cadrer-déborder, de plaquer.
  • Tu aurais aimé qu’ils te voient sur un terrain, juste une fois, avec un maillot sur le dos.

Mais ce qu’ils voient, eux, c’est parfois un père fatigué, abîmé, qui parle souvent du rugby au passé. Et ça, ça peut créer de la confusion chez toi :

  • Tu aimes ce sport, mais tu lui en veux aussi.
  • Tu voudrais qu’ils goûtent à ce que tu as vécu de beau, sans payer le prix que tu as payé.
  • Tu voudrais leur transmettre les valeurs… sans leur transmettre les blessures.

Cette ambivalence, tu ne l’exprimes pas toujours. Tu la gardes pour toi. Mais elle s’entend dans ta voix quand tu parles du rugby. Elle se voit dans tes yeux quand un match passe à la télé.

Et là aussi, tu transmets quelque chose.

Tu peux transmettre :

  • Soit un discours amer – « Le rugby, c’est magnifique mais ça détruit. »
  • Soit un discours rafistolé – « Le rugby, c’est que des valeurs et de la fraternité. »
  • Soit un discours vrai – complexe, nuancé, assumé.

La vérité, c’est peut-être la plus belle chose à transmettre. Parce qu’elle permet à tes enfants de comprendre que l’on peut aimer profondément quelque chose… tout en gardant un regard lucide dessus.

Faut-il inscrire ton enfant au rugby ? La vraie question derrière la question

Si tu es en train de lire cet article, il y a de fortes chances pour que tu te poses cette question très concrète :

« Est-ce que je dois inscrire mon fils ou ma fille au rugby ? »

Tu as sûrement tapé des choses comme :

  • “Rugby enfant danger”
  • “Rugby valeurs pour les enfants”
  • “À quel âge commencer le rugby”
  • “Rugby enfant commotion risques”

Tu cherches des arguments rationnels, des études, des avis de médecins, des témoignages.

Mais sous cette question, il y en a une autre, plus intime :

« Est-ce que je veux que mon enfant me ressemble… ou qu’il vive autre chose ? »

Parce qu’au fond, l’inscrire au rugby, ce n’est pas juste choisir un sport. C’est te confronter à ta propre histoire :

  • Si tu l’inscris, tu t’exposes à revivre à travers lui certaines de tes joies… et certains de tes traumatismes.
  • Si tu refuses totalement, tu te demandes si tu ne es pas en train de régler tes comptes avec ton propre passé à travers lui.

Il n’y a pas de bonne réponse universelle. Mais il y a une chose importante :

Tes raisons.

Demande-toi honnêtement :

  • Est-ce que je veux qu’il fasse du rugby pour qu’il me comprenne mieux, moi, son père ?
  • Est-ce que j’ai peur qu’il ne me ressemble pas si lui ne connaît pas ce sport ?
  • Est-ce que je cherche à réparer quelque chose chez moi à travers lui ?
  • Est-ce que je veux lui imposer mon rêve, ou lui laisser la place de trouver le sien ?

Ça peut faire mal de se poser ces questions. Mais c’est précisément là que se joue la paternité : dans la capacité à distinguer ce qui t’appartient à toi… de ce que tu veux vraiment offrir à ton enfant.

Ce que tu peux transmettre du rugby sans qu’il mette un pied sur un terrain

On croit souvent que pour transmettre le rugby, il faut forcément une licence, un maillot, un terrain, des poteaux.

C’est faux.

Tu peux très bien transmettre l’essentiel du rugby à ton enfant, même si :

  • Il ne jouera jamais en club.
  • Tu ne veux pas qu’il pratique un sport de contact.
  • Il préfère le piano, le dessin ou la natation.

Le rugby, ce n’est pas que des plaquages. C’est :

  • Le sens du collectif : personne ne gagne seul, même le meilleur joueur.
  • Le respect : de l’adversaire, de l’arbitre, des règles… même quand tu n’es pas d’accord.
  • L’engagement : tu ne fais pas les choses à moitié.
  • La solidarité : couvrir le copain qui se fait déborder, relever celui qui reste au sol.
  • La capacité à encaisser sans se briser : tomber, se relever, mais intelligemment.

Concrètement, tu peux transmettre ça :

  • En jouant avec lui dans le jardin, sans chercher la performance, juste le plaisir d’être ensemble.
  • En lui racontant des vraies histoires de vestiaire : quand vous avez perdu, quand tu t’es trompé, quand vous t’es relevé ensemble.
  • En lui montrant comment on soutient un copain en difficulté, dans la cour de récré comme sur un terrain.
  • En lui apprenant qu’on ne parle pas d’un adversaire comme si c’était un ennemi.

Le terrain peut disparaître. Pas ce que tu as appris dessus.

Transmettre sans projeter : l’équilibre le plus difficile pour un ancien joueur

Un des plus gros pièges, quand on a joué longtemps, c’est de confondre :

  • Transmettre
  • Projeter

Tu le sais : la frontière est fine.

Tu commences par lui montrer comment faire une passe. Tu termines par pester intérieurement parce qu’il “ne met pas assez d’intensité”.

Tu voulais juste lui faire découvrir le rugby. Et te voilà en train de revivre un entraînement du jeudi soir en école de rugby… mais dans ton jardin, avec ton enfant de 7 ans.

Pourquoi ? Parce que l’ancien joueur en toi ne meurt jamais vraiment. Il se réveille à la moindre odeur de gazon, au premier ballon qui traîne, au premier “passe-moi la balle papa”.

La clé, c’est d’apprendre à repérer les moments où :

  • Tu parles à ton enfant… comme à un coéquipier.
  • Tu exiges de lui… ce qu’un coach exigeait de toi.
  • Tu t’énerves… non pas contre lui, mais contre ce que toi, tu n’as pas pu vivre ou devenir.

Transmettre, c’est offrir. Projeter, c’est imposer.

L’un part de lui : de ce qu’il aime, de ce qu’il ressent, de ce qu’il demande. L’autre part de toi : de tes regrets, de tes attentes, de ta fierté.

Et tu as le droit d’avoir des regrets. Tu as le droit d’avoir rêvé plus haut, plus loin. Tu as le droit d’être déçu de la façon dont ça s’est terminé pour toi. Mais tout ça ne doit pas devenir un poids sur les épaules de ton enfant.

Quand ton enfant ne veut pas faire de rugby (et que ça te pique un peu)

C’est une autre situation fréquente : tu lui proposes naturellement le rugby… et il te répond “non”.

Pas intéressé. Ou alors il essaye un an, deux ans, puis demande à arrêter.

Rationalement, tu te dis que ce n’est pas grave. Qu’il a le droit d’aimer autre chose. Mais émotionnellement, ça te touche. Parce qu’une petite partie de toi espérait partager ça avec lui.

Là encore, tu as un choix :

  • Insister, le pousser, te dire “il comprendra plus tard”.
  • Ou accepter que le lien entre toi et ton enfant ne se jouera pas sur le même terrain que celui que toi tu as connu.

Et c’est là que la vraie transmission du rugby commence, paradoxalement.

Parce que le rugby, ce n’est pas simplement “jouer au rugby”. C’est aussi respecter le choix de l’autre

Peut-être que ton enfant ne jouera jamais ce sport. Mais il te verra, toi :

  • Respecter son choix.
  • L’encourager à se donner à fond dans ce qu’il aime, même si ce n’est pas ton univers.
  • L’accompagner avec la même intensité que tu mettais sur le terrain.

Et ça, c’est profondément rugbystique.

Ce que le rugby a laissé dans ton corps… et ce que tes enfants voient vraiment

Il faut parler de ton corps.

Des fois, tu te dis que c’est “le prix à payer”. Un genou qui ne plie plus bien. Une cheville fragile. Une épaule qui a pris trop de caramel. Des nuits écourtées à cause des douleurs.

Tu fais avec. Tu as toujours fait avec.

Mais maintenant, il y a des petites paires d’yeux qui observent. Qui voient :

  • Que tu te relèves en t’appuyant sur la table.
  • Que tu refuses parfois certaines activités “parce que papa a mal”.
  • Que tu grimaces en silence quand un faux mouvement réveille une vieille blessure.

Là, encore une fois, tu transmets quelque chose. La question, c’est : quoi, exactement ?

Tu peux ne rien dire, encaisser, faire comme si de rien n’était. Ils sentiront juste une tension sourde, une fatigue permanente, sans comprendre.

Ou tu peux choisir d’en faire un sujet. Pas pour te plaindre. Mais pour leur expliquer :

  • Ce que tu as aimé au rugby.
  • Ce que tu as accepté de risquer.
  • Ce que tu referais… et ce que tu ne referais pas.

Tu peux transformer tes cicatrices en histoires, en leçons, en repères.

Tu peux leur apprendre très tôt : “Ton corps est précieux. Protège-le. Donne-toi à fond, mais écoute-le. Moi, je ne l’ai pas toujours écouté. Voilà ce que ça m’a coûté.”

Ce n’est pas du catastrophisme. C’est de la transmission honnête.

Être père après le rugby : ce que tu ne trouves pas dans les livres pour parents

Beaucoup de livres sur la parentalité parlent de communication non violente, d’éducation bienveillante, de limites, de cadre.

Très peu parlent de ceux qui arrivent dans la paternité avec un bagage de vestiaire. Avec des dimanches de match, des bus, des douches froides, des cris de coach, des accolades de coéquipiers, des blessures, des frustrations, des victoires.

Pourtant, tu n’es pas seul dans ce cas :

  • Des milliers d’anciens joueurs deviennent pères avec le même mélange de fierté, de douleurs cachées et de questions.
  • Beaucoup oscillent entre glorifier le rugby devant leurs enfants… et en dire le moins possible.
  • Certains se sentent même un peu illégitimes : “Je ne suis plus joueur, je suis quoi maintenant ?”

La vérité, c’est que tu es à un endroit très particulier :

  • Tu es suffisamment loin du terrain pour voir le rugby avec du recul.
  • Tu es suffisamment marqué par lui pour en sentir encore les effets dans ta vie quotidienne.
  • Tu es à un moment où ce que tu vas faire de cette expérience va directement impacter tes enfants.

C’est exactement cet entre-deux, cette zone grise entre l’arrêt de la pratique et la vie de père, que l’on n’explore presque jamais. Ni dans les médias, ni dans les causeries d’après-match.

Pourtant, c’est là que tout se joue pour toi aujourd’hui.

Réconcilier ton passé de joueur et ton rôle de père

Au fond, ce que tu cherches, ce n’est pas un mode d’emploi pour savoir si ton enfant doit ou non faire du rugby.

Ce que tu cherches, c’est une façon de réconcilier :

  • Le joueur que tu as été.
  • L’homme que tu es devenu.
  • Le père que tu veux être.

Cette réconciliation passe par plusieurs étapes que tu es peut-être déjà en train de vivre :

  • Accepter que le rugby t’a construit… et abîmé. Sans nier ni l’un ni l’autre.
  • Oser parler de ce que tu as vraiment vécu : la camaraderie, mais aussi la pression, les blessures, les silences.
  • Identifier ce que tu veux consciemment transmettre : le collectif, la loyauté, le courage… et ce que tu refuses de transmettre : la culture du “taise-toi et encaisse”.
  • Te donner le droit de tourner la page sur certains aspects : la quête de performance permanente, la culpabilité de ne pas avoir été plus loin, la nostalgie écrasante.

Tout ça ne se fait pas en un week-end. Ni en lisant un simple article de blog.

Ça demande de revisiter ton histoire de joueur avec honnêteté. De mettre des mots là où, pendant des années, on t’a appris à les avaler. De relier ton passé de joueur à ton présent de père… sans mensonge.

Si tu t’es reconnu dans ces lignes…

Si, en lisant tout ça, tu t’es surpris à penser :

  • « C’est exactement ce que je ressens devant mes enfants. »
  • « Je n’avais jamais réalisé à quel point le rugby est encore là, chez moi. »
  • « Je ne suis pas le seul à être paumé entre nostalgie, fierté et colère. »

Alors tu sais déjà que ce que tu vis n’est pas anodin.

Tu essayes d’être un bon père avec un corps marqué, une tête pleine de souvenirs de vestiaire, et des valeurs héritées d’un sport qui ne t’a jamais vraiment quitté. Tu t’interroges, tu doutes, tu ajustes. Tu bricoles entre ce que tu as reçu et ce que tu veux transmettre.

Et tu mérites qu’on prenne ton histoire au sérieux.

C’est précisément pour ça qu’un travail plus profond a été fait autour de cette question : qu’est-ce que le rugby laisse dans le corps, la tête et la vie après l’arrêt de la pratique ? Et comment tout ça influence directement la manière dont tu es père aujourd’hui.

Si tu as envie d’aller plus loin que cet article, de mettre de l’ordre dans ce que tu ressens, de comprendre pourquoi tu réagis comme tu le fais avec tes enfants quand le rugby n’est jamais bien loin, alors la suite va t’intéresser.

Juste en dessous, tu vas trouver de quoi découvrir plus en détail ce chemin-là, avec des histoires, des réflexions et des pistes concrètes pour transformer ton passé de joueur en véritable ressource pour ta paternité actuelle.

Prends le temps d’y jeter un œil : tu risques d’y retrouver beaucoup de toi, et peut-être une nouvelle façon de parler du rugby à tes enfants… et à toi-même.

J’ai arrêté le rugby… mais le rugby ne m’a jamais quitté

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