« Ok, j’ai arrêté. Et maintenant, je suis quoi, moi ? »
Dimanche matin, pas de match.
Ton sac de rugby prend la poussière dans l’entrée. Tu passes devant. Tu regardes ailleurs.
« Ça va, j’ai tourné la page. »
Vraiment ?
Tu te lèves, tu scrolles sur ton téléphone, tu tombes sur des photos d’anciens coéquipiers.
« Bordel, c’était quand même une vie à part… »
Tu penses à ce vestiaire qui puait la pommade et la terre humide. À ces regards avant le coup d’envoi. À ce moment où tu n’existais plus que pour une chose : jouer.
Maintenant tu es là, devant ton ordi, en train de chercher “reconversion après sport”, “que faire après le rugby amateur”, “comment valoriser sport dans CV”. Tu te surprends à te dire :
- « J’ai fait des années de rugby… et sur le papier, ça ne compte presque pas. »
- « Au boulot, personne ne comprend vraiment ce que ça veut dire “vivre pour un club”. »
- « Je me sens un peu con de regretter un truc qui était même pas pro. Juste amateur… »
Puis une autre petite voix réplique :
- « Attends, j’ai appris quoi, moi, en dix, quinze, vingt ans de rugby ? »
- « On me dit tout le temps que j’ai un bon esprit d’équipe, que je suis fiable, que je lâche rien… Ça vient d’où, à ton avis ? »
- « Et si le problème, c’était pas moi… mais la manière dont je raconte mon histoire ? »
Entre ces deux voix qui se cognent dans ta tête, tu oscilles : nostalgie, colère, fierté, incompréhension. Tu ne le formules pas toujours clairement, mais la vraie question qui te remue, c’est : « Comment je fais pour que tout ce que le rugby a mis dans mon corps, dans ma tête, serve vraiment à quelque chose dans ma vie pro ? »
Ce n’est pas une question théorique. C’est concret. C’est là, dans ton CV, dans tes entretiens, dans ta façon d’être en réunion, dans ta patience (ou ton impatience), dans la façon dont tu encaisses les coups au boulot.
On va aller là-dedans, en profondeur. Pas en mode motivation LinkedIn, pas en mode conseils copiés-collés. On va parler de toi, de ce que tu vis, de ce que le rugby a imprimé en toi, et de comment le transformer en vrais atouts pro.
Quand tu arrêtes le rugby, ce que tu perds vraiment (et que ton CV ne voit pas)
Quand tu parles de ton arrêt, tu dis quoi en général ?
- « J’ai arrêté parce que j’avais mal partout. »
- « J’ai arrêté pour la famille, le boulot, plus le temps. »
- « J’ai arrêté après ma dernière grosse blessure. »
C’est vrai. Mais ce n’est pas tout à fait ça.
Ce que tu as perdu, ce n’est pas seulement un sport. C’est :
- Un rythme (ta semaine tournait autour du match).
- Une tribu (les gars, le staff, le bar après la rencontre).
- Un rôle clair (toi, tu savais exactement à quoi tu servais sur le terrain).
- Une intensité émotionnelle (l’adrénaline, la peur, la fierté, les engueulades, tout en 90 minutes).
Et soudain, tu te retrouves dans un open space, une boutique, une usine, une salle de réunion, un camion, peu importe. C’est calme. Trop calme.
Tu t’ennuies plus vite que les autres. Tu supportes mal les gens qui fuient les responsabilités. Tu t’énerves intérieurement quand quelqu’un baisse les bras au premier problème. Tu ne comprends pas comment on peut “ne pas oser dire les choses en face”.
Tu te sens décalé.
Le piège, c’est de te dire :
« Le rugby, c’était à part. Ça n’a rien à voir avec le boulot. C’était une autre vie. »
Faux.
Tout ce que tu as vécu sur ce terrain, dans ces vestiaires, dans ces bus qui puent la bière et la sueur, c’est une école violente, exigeante, ultra concrète. Et cette école, tu l’as finie. Tu as un diplôme invisible que personne ne t’a jamais appris à lire.
L’enjeu maintenant, ce n’est pas d’oublier. C’est de traduire.
Tu n’as pas fait “du rugby”. Tu as appris un langage que le monde du travail ne parle pas encore
On te répète partout que les entreprises cherchent :
- des gens fiables,
- qui savent bosser en équipe,
- capables de gérer la pression,
- prêts à s’engager,
- avec de la résilience et de l’adaptabilité.
Tu lis ça et tu penses : « Ben… c’est juste une description de ce qu’on vivait chaque week-end, non ? »
Bien sûr. Mais voilà le problème :
- Toi, tu le vis avec ton corps, avec tes souvenirs, avec tes plaquages et tes bleus.
- Eux, ils l’écrivent comme des mots creux sur une fiche de poste.
Vous ne parlez pas la même langue.
Quand tu dis fièrement en entretien :
« J’ai joué au rugby pendant 12 ans dans un club amateur. »
Dans ta tête, ça veut dire :
- J’ai connu les blessures, les retours, le doute.
- Je sais me mettre minable pour les autres.
- Je suis capable de me lever à 6h après une semaine de boulot pour aller faire un déplacement sous la pluie à l’autre bout de la région.
- Je sais perdre, gagner, me taire, m’excuser, prendre la parole quand il faut.
Dans la tête du recruteur, souvent, ça veut juste dire :
« Il aime le sport, sympa. »
Voilà l’écart.
La reconversion après le rugby amateur, ce n’est pas juste “trouver un boulot” : c’est apprendre à traduire tes années de rugby en compétences visibles, dans les codes du monde professionnel.
Tant que tu ne fais pas ça, tu traînes ce sentiment diffus :
- d’avoir vécu quelque chose d’énorme,
- que personne ne comprend vraiment,
- et qui ne “compte pas” officiellement.
Ce malaise, beaucoup d’anciens joueurs le vivent. Ils n’en parlent pas, parce que “c’était que de l’amateur”. Mais au fond, ça gratte.
Les 5 valeurs du rugby qui peuvent devenir tes vrais atouts pro (si tu arrêtes de les cacher)
Au lieu de te dire “j’ai fait du rugby, point”, regarde ce que tu as appris, très concrètement. Pas des grands principes. Des choses que tu peux raconter, illustrer, défendre.
1. Le courage au quotidien (pas celui des grandes citations)
On ne va pas parler de “courage” façon poster de vestiaire avec une phrase de Mandela.
Le vrai courage que tu as appris, il ressemble plutôt à ça :
- Te représenter sur la feuille de match après t’être fait démolir le week-end d’avant.
- Descendre d’un bus à l’extérieur quand tu sais que tu vas te faire accueillir façon “on est chez nous ici”.
- Dire “ok, je joue à un poste où je ne suis pas 100 % à l’aise, parce que l’équipe a besoin de moi là”.
Dans le monde pro, ça devient quoi ?
- Prendre la parole en réunion alors que tout le monde se planque.
- Assumer une erreur et la corriger sans passer 3 jours à chercher un coupable.
- Dire ce qui ne va pas à ton manager, sans agressivité mais sans te coucher.
Si tu veux que ça compte, ne te contente pas de dire “je suis courageux” : raconte un moment de terrain et fais le lien avec une situation pro.
2. La loyauté (dans un monde où tout le monde “switch”)
Tu as peut-être connu :
- Les déplacements où vous étiez 17 au lieu de 23, mais vous y étiez quand même.
- Les entraînements sous la flotte avec 11 mecs, mais le coach qui tient son tableau comme si vous alliez jouer la Coupe du monde.
- Les saisons à galérer en bas du classement, mais tu revenais chaque semaine.
Tu sais ce que c’est, la loyauté. Pas celle qu’on écrit sur des slides de valeurs d’entreprise. Celle qui te fait rester quand ce n’est plus fun.
Au travail, cette loyauté peut devenir un atout énorme si :
- Tu ne la transformes pas en soumission (ce n’est pas la même chose).
- Tu montres que tu restes engagé même quand ça devient compliqué.
- Tu expliques que tu sais traverser les tempêtes sans saboter le navire.
Là encore : raconte. Une saison cauchemar, une équipe en crise, un maintien arraché. Puis un projet difficile, une période de rush, un client compliqué.
3. La gestion de la pression (celle que tu sens dans ton ventre avant le coup d’envoi)
Souviens-toi :
- Les mains moites dans le couloir avant d’entrer sur le terrain.
- Le coeur qui tape juste avant le coup de pied d’engagement.
- Les 5 dernières minutes avec 3 points d’écart.
Cette pression-là, tu l’as encaisser encore et encore. Tu as appris :
- À rester dans ton rôle malgré le stress.
- À ne pas exploser sur tes coéquipiers (enfin… pas tout le temps).
- À faire simple quand tout s’accélère.
Devant un recruteur ou un manager, ce n’est pas un détail. Sauf que si tu dis juste “je gère bien le stress”, ça sonne comme n’importe qui.
Si tu expliques :
« J’ai appris à garder la tête froide dans des fins de match très tendues, et aujourd’hui, en situation d’urgence au boulot, je fais exactement pareil : je reviens aux bases, je ne me disperse pas, je regarde ce qu’on peut gagner tout de suite sans paniquer. »
Là, tu connectes vécu rugbystique et compétence pro.
4. L’esprit de vestiaire (bien plus qu’une “bonne ambiance”)
Si tu as déjà essayé de décrire un vrai vestiaire de rugby à quelqu’un qui ne l’a jamais vécu, tu as sans doute vu ses yeux s’arrondir.
Ce qu’on ne comprend pas de l’extérieur, c’est que dans ce vestiaire tu as appris :
- À supporter des caractères totalement opposés.
- À gueuler sur un coéquipier le dimanche et à lui payer une bière 20 minutes après.
- À te faire pourrir par un ancien et à revenir quand même.
- À accueillir un petit nouveau sans le juger sur un premier entraînement raté.
Ça, dans le monde du travail, c’est de l’or :
- Tu sais faire avec des gens que tu n’as pas choisis.
- Tu distingues la personne du rôle (comme quand tu engueules ton 9 sur le terrain mais que tu l’aimes bien en dehors).
- Tu comprends qu’une équipe, ce n’est pas “bien s’entendre”, c’est “rester ensemble malgré les tensions”.
Tu peux le traduire par :
« J’ai appris à bosser avec des profils très différents, à dire les choses franchement sans casser la relation, et à rester soudé au groupe même dans les périodes de conflit. »
5. L’apprentissage par le corps (que le système scolaire n’a jamais valorisé)
Tu as peut-être cru que tu n’étais “pas très scolaire”, “pas très théorique”. Parce que toi, tu n’apprends pas en lisant des PowerPoint.
Tu apprends :
- En prenant un mauvais plaquage et en comprenant tout de suite ce que tu dois corriger.
- En répétant le même lancement 15 fois jusqu’à ce que ça devienne un réflexe.
- En sentant l’espace, le timing, la vitesse des autres.
Dans la vie pro, ça peut devenir :
- Une capacité à apprendre vite par la pratique.
- Une très bonne lecture des situations réelles (au contact terrain, clients, collègues).
- Une vision concrète : tu comprends ce qui marche ou pas, tu ne restes pas coincé dans les idées.
On te fera croire que ce n’est “pas très intellectuel”. En réalité, c’est une intelligence différente, que tu peux revendiquer.
Pourquoi tu galères à parler de tout ça (alors que tu le vis dans tes tripes)
Si tu lis jusqu’ici, tu t’es probablement déjà dit :
« Mais oui, c’est exactement ça, sauf que moi, je n’arrive pas à le dire comme ça… »
C’est normal. Personne ne t’a jamais aidé à mettre des mots sur ce que le rugby t’a fait. Au mieux, tu as eu :
- Des discours de coach avant les matches.
- Des topos motivationnels sur “les valeurs du rugby”.
- Deux ou trois phrases vagues sur ton CV : “esprit d’équipe, persévérant, ponctuel”.
Résultat :
- Soit tu te sous-vends (“c’était que du rugby amateur”).
- Soit tu tombes dans la caricature (“le rugby m’a tout appris dans la vie !”) et personne ne te prend vraiment au sérieux.
Entre les deux, il y a un espace très intéressant : assumer que le rugby a laissé des traces en toi, bonnes et mauvaises, et en faire quelque chose.
Parce qu’il y a aussi l’autre versant, plus sombre, que tu connais peut-être :
- La difficulté de supporter les lenteurs et les compromis au boulot.
- La frustration de ne plus retrouver l’intensité d’un match.
- Le vide du dimanche, ou ce pincement quand tu passes près d’un terrain.
- Les douleurs physiques qui te rappellent que tu as laissé des morceaux de toi dans ce sport.
Ça aussi, ça fait partie de ta reconversion. Un corps marqué, une tête habituée à l’adrénaline, une identité liée à un vestiaire… et tout ça doit trouver sa place dans un cadre beaucoup plus lisse.
Reconversion après le rugby : ce que Google ne te dit pas
Quand tu tapes “reconversion sportive” ou “que faire après le rugby”, tu tombes sur :
- Des témoignages d’anciens pros (belle histoire, mais rien à voir avec ta réalité).
- Des articles génériques qui te conseillent de “valoriser tes compétences transférables”.
- Des listes de métiers “en lien avec le sport”.
Le problème, c’est que :
- Tu n’étais pas pro, tu avais un boulot à côté, tu n’es pas “en reconversion totale”.
- Tu ne veux pas forcément bosser dans le sport. Tu veux juste que ce que tu as vécu ne disparaisse pas.
- Tu ne te reconnais pas dans les discours un peu lisses qu’on sert aux athlètes de haut niveau.
Toi, ta situation, c’est plutôt :
- Tu as déjà un job, mais tu as l’impression de ne pas exploiter une partie énorme de qui tu es.
- Ou tu cherches un boulot, et tu as le sentiment de partir de zéro… alors que tu as vécu 10 fois plus de pression qu’une bonne partie des candidats.
- Ou tu as changé de vie (famille, déménagement…) et tu ne sais pas comment recoller les morceaux entre “toi le rugbyman” et “toi dans ta nouvelle vie”.
Ce que Google ne te dit pas, c’est comment faire ce pont : entre les valeurs que tu as dans le sang et les réalités du travail d’aujourd’hui.
Ce pont, personne ne le fera à ta place. Mais tu peux être guidé. Tu peux lire comment d’autres l’ont franchi. Tu peux découvrir des phrases, des angles, des façons de raconter ton histoire qui te feront dire : « Putain mais oui, c’est ça que je voulais dire depuis des années ! »
3 pistes très concrètes pour transformer ton passé de rugbyman en force professionnelle
On reste sur du concret. Si tu veux que ton rugby pèse dans ta reconversion (ou ton évolution pro), commence par là.
1. Réécris ton CV comme une feuille de match
Regarde ton CV actuel. Tu as peut-être une ligne :
2008–2022 : joueur de rugby en club amateur
C’est neutre. Ça ne dit rien.
Essaie plutôt :
- Rôle : deuxième ligne / centre / demi de mêlée… → comment ce rôle reflète ta personnalité ?
- Responsabilités : capitaine, vice-capitaine, encadrement des jeunes, organisation de déplacements, relation avec les partenaires, etc.
- Résultats : montées, maintien arraché, reconstruction d’équipe après descente, etc.
Formule comme tu le ferais pour un job :
- “Encadrement et motivation d’un groupe de 25 joueurs sur une saison complète, avec gestion des conflits et maintien de la cohésion.”
- “Organisation logistique de déplacements hebdomadaires (transport, matériel, planification).”
- “Participation active à la reconstruction du collectif après une relégation, avec intégration de nouveaux joueurs.”
Ce n’est pas enjoliver. C’est nommer correctement ce que tu faisais déjà.
2. Prépare 3 histoires clés “terrain → bureau”
Avant un entretien, une discussion avec ton manager ou une réflexion sur ton avenir pro, prépare trois histoires :
- Une histoire de conflit géré (engueulade de vestiaire, tension, désaccord… et comment ça a été résolu).
- Une histoire de pression extrême (match décisif, blessure, retour, dernier ballon important).
- Une histoire de traversée du désert (saison galère, série de défaites, manque d’effectif, etc.).
Et pour chacune, demande-toi :
- Ce que tu as ressenti (vraiment).
- Ce que tu as appris sur toi.
- En quoi ça t’aide aujourd’hui au travail.
Ça te donnera des réponses puissantes quand on te demandera :
- “Parlez-moi d’une difficulté que vous avez surmontée.”
- “Comment réagissez-vous sous pression ?”
- “Comment gérez-vous les conflits dans une équipe ?”
Au lieu de chercher un exemple artificiel, tu auras la vérité du terrain. C’est souvent bien plus parlant.
3. Arrête de t’excuser d’avoir “trop” le rugby dans la peau
Peut-être qu’on t’a déjà dit :
- “Tu parles trop souvent de rugby.”
- “Tu vis encore dans le passé.”
- “C’était que du sport, faut grandir maintenant.”
Alors tu te tais. Tu minimises. Tu ranges tout ça dans un coin de ta tête. Tu te coupes d’une partie de qui tu es.
C’est là que tu perds.
L’idée n’est pas de transformer chaque réunion en troisième mi-temps. Mais de comprendre que :
- Ce passé ne te définit pas entièrement.
- Mais il explique beaucoup de choses dans ta façon de travailler, de décider, de réagir.
- Et que plus tu l’assumes, plus tu peux le canaliser au lieu de le subir.
La reconversion, pour toi, ce n’est pas “oublier le rugby” : c’est apprendre à vivre avec, autrement.
Et maintenant, qu’est-ce que tu fais de ce que tu ressens en lisant ça ?
Si tu t’es reconnu dans ces lignes, il y a de grandes chances que :
- Tu aies eu un pincement en repensant à certains dimanches.
- Tu te sois dit “oui, ça, je l’ai vécu, mais je n’ai jamais su l’expliquer comme ça”.
- Tu te rendes compte que ton rapport au travail est profondément marqué par tes années sur le terrain.
Peut-être aussi que tu ressens une forme de nostalgie mêlée de colère :
« Tout ça pour quoi ? Des souvenirs dans ma tête, quelques photos, des douleurs dans le genou… Et dans ma vie actuelle, qui comprend vraiment ce que ça veut dire ? »
C’est précisément là que quelque chose peut basculer.
Tu as deux options :
- Continuer à considérer le rugby comme “un chapitre fermé”, une sorte de vie parallèle sans lien avec le reste.
- Ou décider, maintenant, de regarder en face ce que ce sport a laissé dans ton corps, ta tête, ta manière de vivre et de bosser… et d’en faire un vrai levier pour la suite.
Si cette deuxième option te parle, si tu sens qu’il y a quelque chose à explorer là, en profondeur, sans bullshit, sans grand discours héroïque, alors ce que tu vas lire ensuite devrait t’intéresser.
Parce qu’il existe un endroit où tout ce qu’on vient d’aborder ici est décortiqué, raconté, incarné : les dimanches sans match, les corps qui grincent, l’identité du “gars du rugby” qu’il faut réinventer, la place du sport dans le boulot, dans la famille, dans la manière de se lever le matin. Un endroit où ce que tu vis n’est pas minimisé, où ton parcours amateur n’est pas regardé de haut.
Si tu as envie de mettre des mots plus justes sur ce que le rugby t’a laissé, de comprendre comment transformer tout ça en force et pas seulement en souvenir… la suite de cette page va te proposer de découvrir un livre qui parle exactement de ça.
Prends le temps d’y jeter un oeil. Tu verras vite si ça résonne avec ton histoire. Et si c’est le cas, ce ne sera pas juste “un livre de plus” : ce sera peut-être le début d’une nouvelle façon de te présenter, de travailler… et de regarder ton passé de rugbyman.