Confession brutale : pendant des années, je me suis menti.
Je disais à tout le monde que « tout allait bien » après l’arrêt du rugby. Que j’étais passé à autre chose. Que la vie continuait. Je balançais des clichés du genre : « Une page se tourne », « C’est juste un sport », « Je ne suis pas que rugbyman ».
La vérité ? Je faisais des cauchemars de match.
Je me réveillais en sursaut, le cœur en vrac, avec la sensation physique d’un plaquage encore plantée dans la cage thoracique. Je n’étais plus sur le terrain depuis des mois, parfois des années, mais mon corps, lui, croyait encore qu’on était samedi 15h, pack serré, regards noirs et sifflet de l’arbitre.
Et je faisais quelque chose d’absurde : je me moquais de moi-même.
Je me disais : « Franchement, tu exagères. Ce n’est que du rugby. T’as eu la chance de jouer. D’autres rêveraient d’avoir ton parcours. Tu vas quand même pas te plaindre de mal dormir à cause de ça ». Alors je me fermais la bouche tout seul. Je noyais ça dans l’humour, dans la dérision. Et parfois dans l’alcool, soyons honnêtes.
Mais le plus gênant, le plus honteux même, c’était autre chose.
Au milieu d’une conversation simple, avec ma famille, au boulot ou avec des potes, je perdais un mot. Un prénom. Une idée. Comme si quelqu’un m’avait arraché un bout de phrase dans la tête. Un blanc total. Une seconde, deux, trop longues. Le regard dans le vide. Le cerveau qui pédale dans le vide. Et ce petit frisson intérieur : « Merde… c’est à cause des chocs ? »
Je riais. « Oulala, la vieillesse hein ! ». Sauf que j’étais trop jeune pour dire ça sérieusement.
Si tu lis ça, il y a des chances que tu reconnaisses des morceaux de toi dans ce que je viens d’écrire. Tu t’endors mal. Tu te réveilles épuisé. Tu ne supportes plus certains bruits. Tu passes du mec solide à la boule d’angoisse en quelques secondes. Tu cherches tes clés alors qu’elles sont dans ta main. Tu as l’impression d’avoir laissé une partie de toi sur le terrain… et de ne pas trop savoir laquelle.
On va parler de ça. Sans langue de bois. Sans héroïsation, sans victimisation. Juste la vérité que beaucoup de rugbymen et de rugbywomen vivent en silence après leur carrière… amateur ou pro.
Ce qui est le plus dur n’est pas ce que tu crois
On imagine souvent que le plus dur, après l’arrêt du rugby, c’est de ne plus jouer. Ne plus sentir la pelouse, ne plus entendre le vestiaire, ne plus vibrer avec l’équipe. C’est vrai, ça fait mal.
Mais ce qui fait vraiment peur, ce qui réveille la nuit, c’est ce qui se passe quand tout le monde pense que tu vas bien.
- Quand tu te réveilles à 3h du matin, trempé de sueur, sans pouvoir expliquer pourquoi.
- Quand tes proches te disent « T’as l’air tendu en ce moment » mais que toi-même tu ne comprends pas d’où vient cette tension.
- Quand tu ouvres le frigo et que tu ne sais plus ce que tu étais venu chercher.
- Quand tu te surprends à être agressif, susceptible, à fleur de peau… pour des détails.
Et là, tu fais comme beaucoup d’anciens joueurs : tu te dis que tu dramatises. Que t’as juste besoin de vacances. Que c’est le boulot, la famille, le stress de la vie moderne, tout ce que tu veux… mais surtout pas le rugby.
Sauf qu’au fond, une petite voix te dit l’inverse : « Et si c’était lié à toutes ces années à encaisser ? »
Tu n’es pas devenu fragile : ton corps a mémorisé la violence
On va clarifier un truc tout de suite : tu n’es pas devenu fragile. Tu n’as pas « perdu ton mental ». Tu n’es pas « trop sensible ». Tu n’es pas « un fragile qui s’écoute ».
Ce qui t’arrive est logique. Parce que ton corps, lui, n’a pas arrêté le rugby en même temps que toi.
Pendant des années, il a appris une seule et même chose : se préparer à l’impact.
- Tu as appris à accepter la douleur en silence.
- Tu as appris à te relever vite, même quand tout tournait.
- Tu as appris à minimiser les signaux d’alerte.
- Tu as appris à t’anesthésier pour tenir jusqu’au coup de sifflet final.
Dis-toi ça : ton système nerveux a passé des années en mode « prêt à encaisser ». Ça ne disparaît pas en rendant ton short.
Pourquoi tu dors mal (même si tu es “mort” de fatigue)
Un des trucs les plus fréquents après l’arrêt du rugby, ce sont les troubles du sommeil. Tu connais sans doute ce combo :
- Tu tombes de fatigue sur le canapé,
- Tu t’endors… puis tu te réveilles en pleine nuit, impossible de te rendormir,
- Ou tu dors mais tu ne te reposes pas : cauchemars, agitation, sueurs, réveils fréquents.
Ce n’est pas seulement du « stress ». C’est ton cerveau qui, pendant des années, a associé le samedi, la pression, la peur de la blessure, le regard des autres, au fait d’être en alerte permanente. Ton corps a vibreur intégré. Et maintenant qu’il n’a plus le match pour justifier cette alerte, l’angoisse se balade n’importe où, n’importe quand. La nuit, surtout.
Ce qui est pernicieux, c’est que la journée tu peux avoir l’air normal. Tu vas au travail, tu rigoles, tu gères. Mais la nuit, tout remonte.
Tu te reconnais là-dedans ? Si oui, garde ça en tête : ce n’est pas un caprice de ton cerveau. C’est une conséquence logique d’années de chocs, de pression, d’adrénaline, de pensées du style « je dois être prêt à me faire exploser physiquement à tout moment ».
Cette anxiété que tu n’expliques pas
Parlons de cette sensation bizarre que tu n’oses pas nommer : l’anxiété.
Ce truc où :
- Tu es dans ta voiture et ton cœur s’emballe sans raison.
- Tu as rendez-vous avec ton chef et tu te sens comme avant un gros match, sauf qu’il ne va pas te plaquer.
- Tu n’arrives pas à te poser. Toujours une agitation interne, comme si tu attendais qu’il se passe quelque chose.
Tu crois que tu es en train de « devenir bizarre ». En réalité, tu es en train de payer ce que tout le monde a applaudi pendant des années : ta capacité à serrer les dents, à encaisser, à continuer, à « ne pas faire ton fragile ».
Tu as passé des années à te mettre volontairement dans des situations de danger physique contrôlé. Tu as appris à monter en pression pour performer. Ton système nerveux a pris l’habitude de fonctionner fort, tout le temps. Et maintenant qu’il n’a plus ce cadre, cette utilité, cette raison d’être, il s’emballe dans le vide.
Tu ne fais plus de mêlées, mais ton corps, lui, se prépare encore au choc.
Et ces trous de mémoire que tu préfères ignorer
Là, on touche à un sujet qui fait peur : la mémoire.
Parce que oui, à force, tu as commencé à te poser des questions. C’est arrivé combien de fois déjà ?
- Tu entres dans une pièce, tu ne sais plus pourquoi.
- On te raconte un match que tu as fait… et tu n’as aucun souvenir du plaquage ou de l’action dont on parle.
- Tu racontes deux fois la même anecdote à quelqu’un sans t’en souvenir.
- Tu te demandes, en rigolant (mais pas vraiment) : « Je n’ai pas pris trop de tampons dans la tête, moi ? »
Peut-être que tu as eu des commotions cérébrales diagnostiquées. Peut-être pas. Peut-être que tu es tombé dans les pommes une fois. Ou deux. Ou plus. Peut-être que tu as juste connu ces fameuses « lumières dans les yeux » et ce bourdonnement dans les oreilles en te relevant d’un choc.
Et maintenant, tu te demandes : « Est-ce que je suis en train de payer l’addition ? »
Personne n’aime parler de ça. Parce que ça remet tout en question : le plaisir, le sacrifice, la fierté, l’identité. On préfère se dire que c’est normal, que tout le monde oublie des trucs.
Mais honnêtement : combien de fois as-tu pensé furtivement : « Et si je finissais avec un cerveau abîmé ? » avant de vite balayer cette pensée parce qu’elle fait trop peur ?
Quand tu réalises que le rugby t’a quitté… mais qu’il est encore en toi
Le plus paradoxal, c’est ça : tu n’es plus sur le terrain, mais tout ton corps parle encore rugby.
Tu le vois dans mille petits détails du quotidien :
- Tu sursautes un peu plus vite que les autres quand quelqu’un crie.
- Tu te crispes quand un gamin te rentre dedans en courant.
- Tu serres la mâchoire sans t’en rendre compte quand quelqu’un hausse le ton.
- Tu as du mal à te laisser aller : détente, sieste, repos… tout ça te paraît suspect.
Tu as intériorisé l’idée que ton corps est une arme, un outil, une machine à encaisser. Et du jour au lendemain, on te demande de le traiter comme un simple corps « normal ». Sauf que tu ne sais pas vraiment comment on fait, ça.
Pourquoi tu te sens seul alors que tu es loin d’être un cas isolé
Ce qui rend ces séquelles invisibles si difficiles, ce n’est pas seulement ce que tu ressens. C’est le silence autour.
Parce que sur le papier, ta vie est « réussie » ou au moins « correcte » :
- Tu as peut-être un boulot stable.
- Tu as une famille, des amis.
- Tu n’es pas à l’hôpital, tu n’as pas de fauteuil roulant, tu peux marcher, conduire, vivre « normalement ».
Alors comment expliquer à quelqu’un :
- Que tu as parfois peur de ton propre cerveau.
- Que tu redoutes le soir parce que tu sais que tu vas mal dormir.
- Que tu as la sensation étrange d’être à côté de ta vie, comme en décalage.
- Que tu te manques à toi-même : ce que tu étais sur le terrain, tu ne sais pas où le ranger.
Essayons d’être honnêtes : quand tu regardes un match à la télé, tu ressens encore ce petit pincement. Une forme de jalousie, parfois. Une nostalgie qui pique. Un mélange bizarre entre fierté et tristesse.
Et si quelqu’un te demande : « Le rugby ça ne te manque pas trop ? », tu réponds par une blague. Tu détournes. Tu ne vas quand même pas lui dire que parfois tu te sens vide sans ce truc-là.
Ce que tu ignores, c’est que des centaines d’anciens joueurs vivent exactement la même chose. Même ceux que tu admires, ceux qui ont « réussi », ceux dont tu like encore les photos sur les réseaux.
Certains le disent à demi-mots. D’autres se taisent. Beaucoup n’ont même pas les mots pour décrire ce qu’ils ressentent vraiment.
Les séquelles invisibles du rugby, ce n’est pas “dans ta tête”… mais ça se soigne par la tête
Il y a une phrase qu’on entend parfois dans les vestiaires : « C’est dans la tête ». Souvent utilisée pour pousser, motiver, se faire violence.
Après la carrière, cette phrase peut devenir un piège.
Parce que oui, beaucoup de ce que tu ressens aujourd’hui est lié à ton cerveau : tes pensées, ton système nerveux, ta mémoire, tes émotions. Mais ça ne veut pas dire que tu inventes. Ça veut dire que le problème est plus subtil qu’une simple blessure à la cheville.
La bonne nouvelle, c’est que ce qui touche à la tête peut aussi être transformé par la tête. Pas seulement par la volonté magique, pas juste en « se bougeant ». Mais en comprenant ce qui t’arrive et en agissant de manière adaptée.
Concrètement, ça peut ressembler à ça :
1. Arrêter de minimiser ce que tu vis
Ce n’est pas de l’ego que de dire : « Ce que j’ai vécu comme rugbyman a laissé des traces ». C’est du réalisme. Tant que tu joues au plus fort, tu ne peux rien changer.
Un premier pas simple : mettre des mots précis sur ce que tu vis.
- « Je fais des cauchemars liés au rugby. »
- « J’ai des trous de mémoire qui me font peur. »
- « Mon humeur est instable depuis l’arrêt. »
- « Je suis plus anxieux, plus irritable. »
Ce n’est pas se plaindre. C’est poser un diagnostic personnel. C’est ce que beaucoup n’osent pas faire par fierté. Mais sans ça, tu restes coincé.
2. Accepter que ton cerveau a encaissé autant que ton dos et tes épaules
On parle beaucoup des genoux bousillés, des épaules démises, des ligaments. Tu as peut-être ton petit catalogue personnel de blessures, avec dates, opérations, rééducations.
Mais le cerveau, lui, n’a pas de cicatrice visible sur une radio que tu peux montrer à tes potes. Pourtant, il a pris cher, lui aussi :
- Chocs répétés (même sans KO spectaculaire).
- Stress chronique avant les matchs.
- Gestion continue de la peur (de la blessure, de l’erreur, du coach, du regard des autres).
- Culture du silence autour de la douleur mentale.
Tout ça laisse des empreintes. Les ignorer, c’est un peu comme marcher sur une cheville tordue en disant : « Non mais ça va passer, je suis un dur ». Tu peux le faire… mais tu sais comment ça finit.
3. Travailler ton système nerveux comme tu travaillais ton physique
Quand tu jouais, tu avais des protocoles :
- Échauffement précis.
- Préparation physique planifiée.
- Routines d’avant-match.
Ce que personne ne t’a appris, c’est qu’après la carrière, tu as besoin de nouveaux protocoles, non plus pour monter en pression… mais pour la faire redescendre.
Quelques exemples concrets (pas des solutions magiques, mais des pistes) :
- Des rituels du soir pour réapprendre à signaler à ton cerveau : « C’est fini. Tu peux lâcher. »
- Des techniques simples de respiration (pas du yoga instagrammable, des exercices efficaces pour calmer le système nerveux).
- Des façons de bouger qui ne soient pas centrées sur la performance, mais sur le relâchement.
- Des ajustements de rythme de vie qui respectent enfin ton besoin de récupération.
Vu de loin, ça peut sembler « soft » par rapport à ce que tu as connu. Mais justement : tu as passé des années à te brutaliser pour performer. Maintenant, ton défi, c’est d’apprendre l’inverse : te traiter comme un humain, pas comme une machine de guerre.
Le tabou de la déprime et des idées noires après l’arrêt
On va aborder un sujet inconfortable, mais important : la déprime, voire la dépression, après la fin de la carrière.
Beaucoup d’anciens joueurs passent par une phase où ils se sentent :
- Inutiles.
- À côté de leur vie.
- En colère sans savoir contre quoi.
- Hantés par le sentiment d’avoir « perdu quelque chose » qu’ils ne retrouveront jamais.
Parfois, ça va plus loin. Idées noires. Questionnements morbides. Petites phrases intérieures du type : « À quoi bon ? », « Je sers à quoi maintenant ? ».
Tu ne vas pas forcément te reconnaître là-dedans, et heureusement. Mais si c’est le cas, sache deux choses :
- Tu n’es pas un monstre, ni un lâche. Beaucoup y passent en silence.
- Tu ne pourras pas t’en sortir uniquement avec les mêmes armes mentales que tu utilisais pour serrer les dents sur le terrain.
Sur le terrain, se durcir, ça aide. Dans la tête, à long terme, se durcir, ça brise.
Ce qui aide vraiment, c’est de sortir du cliché du rugbyman inoxydable. De parler. De trouver des espaces, des lectures, des accompagnements où tu peux enfin dire :
« Oui, le rugby m’a construit… mais il m’a aussi abîmé. Et je veux comprendre ce qui se passe en moi pour ne pas laisser cette partie invisible me détruire en douce. »
Et maintenant, qu’est-ce que tu peux faire concrètement ?
Si tu es encore là à lire, c’est probablement que :
- Tu te reconnais dans au moins un des points évoqués.
- Tu as mis des mots sur des trucs que tu ressentais sans savoir les nommer.
- Tu sens une sorte de soulagement inconfortable : « Putain… donc je ne suis peut-être pas fou. »
La question logique, maintenant, c’est : Et je fais quoi avec ça ?
Tu pourrais refermer l’onglet, reprendre ta journée, te dire que « c’est la vie ». Tu l’as déjà fait, sûrement, des dizaines de fois. Mais tu peux aussi choisir un autre chemin : celui où tu prends enfin au sérieux ce que ton corps et ta tête essaient de te dire depuis un moment.
Concrètement, ça passe par plusieurs étapes :
1. Comprendre ton histoire avec le rugby en profondeur
Pas juste : « J’ai joué de telle année à telle année, à tel poste ». Non. Comprendre :
- Ce que le rugby t’a donné (identité, valeurs, camaraderie).
- Ce qu’il t’a pris (santé, insouciance, disponibilité mentale).
- Comment tu as appris à te construire en tant qu’homme (ou femme) autour de ce sport.
Tant que tu ne vois pas clairement ce lien, tu risques de rester coincé entre deux mondes : plus vraiment joueur, pas complètement autre chose.
2. Mettre de la lumière sur ces “séquelles invisibles”
Il y a quelque chose de puissant à lire, entendre ou découvrir des histoires qui ressemblent à la tienne. Ça casse la honte. Ça brise l’isolement. Ça te permet de te dire :
« D’accord. Donc ce que je vis a du sens. D’autres sont passés par là. Il y a des mots, des expériences, des pistes. Je ne suis pas un cas isolé, ni un raté. »
Et c’est souvent à ce moment-là que tu peux commencer à agir, vraiment. Pas seulement avec la volonté, mais avec une compréhension fine des mécanismes en jeu.
3. Apprendre à reconstruire une vie après le rugby… sans renier le rugby
Un écueil fréquent, c’est de basculer dans un des deux extrêmes :
- Soit tu idéalises ton passé de joueur et tu passes ta vie à regarder en arrière.
- Soit tu renies tout en bloc, comme si ce n’était qu’un délire dangereux.
Dans les deux cas, tu restes prisonnier.
La clé, c’est d’apprendre à intégrer le rugby à ta vie actuelle autrement :
- Le voir comme un chapitre fondateur, pas comme toute l’histoire.
- Reconnaître ses bienfaits et ses dégâts sans minimiser ni surjouer.
- Trouver comment utiliser ce qu’il a construit en toi (discipline, courage, esprit d’équipe) pour autre chose que des mêlées et des rucks.
Si tu t’es reconnu, tu as besoin de plus qu’un simple article
On peut tourner autour du pot longtemps, mais soyons directs : un article, même honnête, ne suffira pas à traiter en profondeur ce que tu vis peut-être au quotidien.
Il peut te faire un électrochoc. Te faire dire : « Oui, c’est moi ». Te rassurer sur le fait que tu n’es pas seul, que tu n’es pas en train de devenir fou. Mais ensuite… tu as besoin de matière.
De matière pour :
- Explorer les coulisses mentales et physiques de ta carrière sous un angle que personne ne t’a proposé dans les vestiaires.
- Comprendre ces fameux troubles du sommeil, cette anxiété, ces trous de mémoire, à travers la réalité du terrain, pas juste des théories médicales abstraites.
- Voir concrètement comment d’autres anciens joueurs ont traversé ce brouillard et ce qu’ils ont mis en place (ou pas) pour s’en sortir.
Et surtout, tu as besoin d’un espace où, page après page, tu peux lâcher cette posture de « mec solide » et te dire :
« Là, on parle enfin de moi, de ce que je vis, sans jugement, sans folklore, sans clichés. »
Si tu as ressenti ce frisson en lisant certains passages ici, si tu t’es surpris à penser : « Oh punaise, c’est exactement ce que je vis », alors la suite logique n’est pas de tout refermer et d’oublier. La suite logique, c’est d’aller plus loin dans cette exploration.
C’est précisément pour ça qu’a été écrit un livre entier sur ce sujet : ce que le rugby laisse dans le corps, la tête et la vie après l’arrêt de la pratique. Pas un manuel théorique. Pas un livre pour spécialistes. Un texte brut, honnête, incarné, qui parle de ces fameuses séquelles invisibles que tu portes peut-être en toi.
Si tu sens que cet article a mis des mots là où tu n’en avais pas, que tu n’as pas envie de retourner dans le silence poli et les blagues pour masquer le malaise, alors laisse-toi la possibilité de lire la suite de cette réflexion, plus profonde, plus structurée, plus intime.
Tu verras juste en dessous un encadré qui te permettra de découvrir ce livre. Ce ne sera pas un simple achat de plus. Ce sera, peut-être, le point de départ d’une vraie mise au clair avec ce que le rugby a laissé en toi – pour enfin avancer autrement, sans renier qui tu as été, mais sans te perdre dans ce que tu n’es plus.