Support 24h/24

contact@ab9-editions.com

Procrastination numérique : comment le scroll sabote tes projets et comment t’en libérer

Procrastination numérique : comment le scroll sabote tes projets et comment t’en libérer

Tu connais sûrement cette scène.

Tu ouvres ton téléphone « deux minutes » pour vérifier un message ou regarder une notification. Tu jettes un œil à Instagram, TikTok, YouTube, peu importe. Une vidéo, puis une autre. Un reel, un short, une story. Tu te dis : « Encore une, après j’arrête. »

Et quand tu relèves la tête, 27 minutes ont disparu. Parfois 1 heure. Parfois plus.

Tu ne sais même plus très bien ce que tu as regardé. Tu as peut‑être ri à deux ou trois blagues, vu des gens ultra productifs te dire quoi faire de ta vie… pendant que toi tu es là, assis, le pouce en pilote automatique. Et ce qui pique le plus, ce n’est pas le temps perdu. C’est ce que tu ressens juste après :

  • un mélange de culpabilité et de fatigue mentale,
  • la sensation d’être « vidé » alors que tu n’as rien fait,
  • ce petit goût amer : « j’avais des choses importantes à faire… et je les ai encore repoussées. »

Si tu lis ces lignes, il y a de fortes chances que tu ne sois pas juste « distrait ». Tu es probablement coincé dans un type de procrastination dont on parle encore trop peu : la procrastination numérique.

Et tant que tu vois ça comme un simple « manque de volonté », tu risques de continuer à perdre des heures précieuses… en pensant que le problème, c’est toi.

Ce n’est pas juste toi. Mais ce n’est pas non plus une fatalité.

Ce que tu vis n’est pas normal (mais c’est devenu la norme)

On t’a vendu un mensonge : « Tout le monde scrolle, c’est normal. »

Non, ce n’est pas normal :

  • de commencer ta journée en ouvrant TikTok avant même d’avoir ouvert les volets ;
  • de devoir t’arracher violemment de ton fil d’actualité pour bosser ;
  • de te dire chaque soir : « Demain j’arrête, demain je m’y mets vraiment »… et de recommencer.

Ce qui est devenu normal, c’est une technologie conçue pour capter ton attention, t’injecter de la dopamine cheap, et te faire oublier le temps qui passe. Toi, tu te retrouves au milieu, avec un cerveau humain, pas programmé pour ça, qui fait ce qu’il peut pour ne pas imploser.

Le résultat, tu le connais :

  • ton temps de concentration diminue,
  • ta patience fond,
  • tes projets avancent à la vitesse d’une tortue asthmatique,
  • et plus tu scrolle, plus tu te détestes de scroller.

On appelle ça la procrastination numérique : tu repousses les choses importantes non pas en ne faisant rien, mais en te remplissant de contenu. C’est une procrastination déguisée en activité.

Et c’est beaucoup plus vicieux qu’on ne le croit.

Le vrai prix de ton scroll (ce n’est pas juste « du temps perdu »)

Tu crois peut‑être que ton problème, c’est :

  • « je perds 2 heures par jour sur mon téléphone »
  • ou « j’ai du mal à me motiver ».

Non. Le vrai problème est plus profond.

1. Tu échanges ton temps profond contre du bruit

Il y a deux types de temps dans ta journée :

  • le temps superficiel : répondre à des messages, checker une info, regarder une vidéo au hasard ;
  • le temps profond : celui où tu es pleinement concentré, où tu peux travailler sur un vrai projet, apprendre, créer, avancer.

Le problème du scroll ? Il grignote précisément ton temps profond. Tu n’en as pas des tonnes dans une journée. Et pourtant, ce sont ces heures‑là qui construisent littéralement ta vie :

  • écrire ce projet que tu repousses,
  • te former enfin sur ce sujet clé pour ta carrière,
  • lancer ce side project,
  • prendre soin de ton corps, de tes relations, de ta santé mentale.

Mais au moment de t’y mettre, le réflexe du pouce est plus rapide que ta conscience. Tu te retrouves projeté dans un flux continu de petites récompenses. Ton cerveau choisit le plaisir immédiat… et sacrifie, sans te prévenir, ce temps profond.

2. Tu abîmes ton « muscle » de concentration

Imagine un sportif qui s’entraîne tous les jours… mais en ne faisant que lever des pailles. Pas d’effort, pas de charge, juste des micro‑mouvements faciles, rapides, qui donnent l’illusion de bouger.

C’est ce que tu fais à ton cerveau quand tu passes tes journées entre :

  • vidéos de 15 secondes,
  • switch permanent d’une app à l’autre,
  • notifications qui clignotent comme des néons dans ta tête.

Résultat concret :

  • au bout de 3 minutes sur une tâche importante, tu t’ennuies déjà,
  • tu as besoin de « récompense » immédiate pour continuer,
  • tu abandonnes plus facilement ce que tu commences.

Ce n’est pas parce que tu es « nul », c’est parce que ton environnement a transformé ta concentration en pâte à modeler. Tu peux la remodeler. Mais tant que tu restes dans le bain de scroll constant, elle fond.

3. Tu abîmes ton image de toi (et ça, ça te sabote à long terme)

Parlons d’un truc qu’on sous‑estime : la manière dont tu te regardes, toi.

Chaque fois que tu te dis : « je vais m’y mettre »… et que tu ouvres Instagram à la place, tu envoies un message inconscient à ton cerveau :

« Quand je décide un truc, je ne le respecte pas. »

Répète ça des dizaines, des centaines de fois, et voilà ce qui s’installe :

  • tu ne crois plus vraiment tes propres résolutions,
  • tu te décris comme « quelqu’un qui n’a pas de discipline »,
  • tu te compares à ceux qui avancent (ironie : tu les regardes sur les réseaux),
  • tu finis par baisser ton niveau d’ambition pour ne plus être déçu.

C’est là que la procrastination numérique devient dangereuse : ce n’est pas juste un mauvais réflexe, c’est un système qui, petit à petit, t’encourage à te voir en version low cost de toi‑même.

Et ça, ça sabote tout : travail, projets, relations, santé, créativité. Tout.

Tu ne « manques pas de volonté », tu joues à un jeu truqué

On t’a peut‑être fait croire que si tu n’arrives pas à lâcher ton téléphone, c’est parce que :

  • tu es faible,
  • tu n’as pas assez de discipline,
  • tu es juste « accro aux écrans ».

Regarde la réalité en face : de l’autre côté de ton écran, tu as des équipes entières payées très cher pour capter ton attention :

  • des psychologues spécialisés en comportement,
  • des data scientists qui mesurent comment tu réagis à chaque bouton,
  • des ingénieurs qui optimisent chaque animation, chaque son, chaque couleur,
  • des algos qui apprennent en temps réel ce qui déclenche chez toi un « encore une vidéo ».

Et toi, au milieu de ça, tu t’en veux de ne pas réussir à « juste arrêter » ?

La vérité, c’est qu’on t’a mis dans une salle de casino hyper lumineuse, hyper bruyante, avec des machines qui distribuent des mini‑récompenses en boucle… et on te reproche de continuer à jouer.

Tu n’es pas cassé. Tu joues à un jeu dont les règles ne sont pas faites pour toi.

Par contre, tu as une responsabilité : apprendre à reprendre le contrôle au lieu de rester en mode zombie. Personne ne va le faire à ta place. Et si tu continues en mode automatique, ce ne sera pas juste « quelques heures de perdues ». Ce seront des années.

Comment savoir si tu es coincé dans la procrastination numérique

Reconnais‑tu ces situations ?

Tu consultes ton téléphone sans raison précise

Tu le débloques parfois sans même savoir pourquoi. Juste… parce que. Tes doigts connaissent le chemin vers tes apps mieux que toi.

Tu dis « 5 minutes » et tu perds une demi‑heure

Tu lances une vidéo en mangeant, tu en regardes 4. Tu ouvres Instagram en attendant le bus, tu rates presque ton arrêt.

Tu as du mal à commencer une tâche importante sans « check rapide » avant

Avant de bosser, tu dois :

  • regarder un peu TikTok,
  • faire un tour sur Twitter / X,
  • voir si quelqu’un t’a écrit.

Tu appelles ça « me mettre en condition », mais en réalité tu repousses le moment de commencer.

Tu termines ta journée vidé… mais pas accompli

Tu as l’impression d’avoir le cerveau saturé, mais rien de concret n’a vraiment avancé. Tu sais beaucoup de choses sur beaucoup de gens… mais sur ta propre vie, ça stagne.

Si tu t’es reconnu plusieurs fois, ce n’est pas juste que tu « te disperses ». Tu vis en décalage avec la personne que tu pourrais être.

Pourquoi tu n’arrives pas à arrêter de scroller (même quand tu sais que ça te détruit)

Tu connais déjà le discours :

  • « il faut limiter son temps d’écran »,
  • « pense à lire plutôt que de scroller »,
  • « désactive tes notifications ».

Tu sais tout ça. Pourtant :

  • tu continues d’ouvrir tes apps sans réfléchir,
  • tu réinstalles parfois une app que tu avais supprimée,
  • tu culpabilises, mais tu rechutes.

Pourquoi ?

Parce que tu utilises des armes de paille contre un système blindé

Tu t’attaques à ton scroll avec des « petites résolutions » :

  • « demain j’arrête »,
  • « ce soir je scrolle pas après 22h »,
  • « j’essaie de faire une journée sans réseaux ».

Mais sans comprendre :

  • ce qui déclenche réellement ton besoin de scroller,
  • comment ton cerveau est conditionné à chercher cette dose de dopamine,
  • comment restructurer ton environnement pour ne pas dépendre de ta seule volonté.

Parce que le scroll te sert de pansement émotionnel

On raconte rarement ça, mais très souvent :

  • tu scrolle quand tu es anxieux,
  • tu scrolle quand tu as peur de commencer quelque chose,
  • tu scrolle quand tu te sens nul, vide, fatigué.

Tu ne fuis pas seulement l’action. Tu fuis l’émotion qui va avec :

  • la peur d’échouer,
  • la peur de ne pas être à la hauteur,
  • la peur d’affronter le silence et ce qu’il révèle.

Les réseaux t’offrent une porte de sortie facile : des vidéos, du son, du mouvement constant. Tu n’as plus besoin de te confronter à toi‑même.

C’est humain. Mais tant que tu n’en as pas conscience, tu resteras coincé dans la boucle.

La sortie ne passe pas par la haine du numérique (mais par la reprise de contrôle)

Ce n’est pas un appel à brûler ton smartphone et aller vivre dans une cabane sans wifi.

Le numérique peut être un outil incroyable :

  • pour apprendre,
  • pour créer,
  • pour te connecter à des personnes inspirantes,
  • pour lancer des projets que tu n’aurais jamais pu lancer autrement.

Le problème, ce n’est pas ton téléphone. C’est la manière dont tu l’utilises et la manière dont il t’utilise.

La vraie question, c’est :

Qui décide quand tu scrolle, quand tu t’arrêtes et à quoi tu donnes ton attention ?

Tant que la réponse honnête est « pas vraiment moi », tu n’es pas libre.

3 leviers concrets pour commencer à briser la boucle du scroll

On pourrait parler des heures de dopamine et de mécanismes cognitifs. Mais ça ne te servira pas à grand‑chose si, concrètement, tu continues demain exactement comme aujourd’hui.

Alors on va faire simple et pratico‑pratique. Voici trois leviers à mettre en place rapidement. Pas des recettes magiques, mais des points d’appui solides pour commencer à reprendre le contrôle.

1. Rendre visible ce que le scroll te coûte vraiment

Pour l’instant, ton cerveau voit surtout ce que le scroll lui apporte :

  • du fun,
  • de la distraction,
  • une fuite facile.

Ce qu’il ne voit pas clairement, c’est ce que ça te coûte.

Exercice inconfortable, mais puissant :

  1. Regarde ton temps d’écran des 7 derniers jours (iOS : Temps d’écran, Android : Bien‑être numérique).
  2. Note noir sur blanc :
    • le nombre d’heures passées sur les 2‑3 apps où tu scrolles le plus ;
    • fais le total sur la semaine.
  3. Transforme ce total en journées :
    • par exemple : 21h = presque 3 jours de travail de 7h.

Maintenant, pose‑toi la question, sans filtre :

« Qu’est‑ce que j’aurais pu créer, apprendre ou améliorer dans ma vie avec ces 3 “journées de travail” volées par mon téléphone ? »

Ce moment peut faire un peu mal. C’est normal. C’est souvent là que quelque chose se fissure à l’intérieur : l’illusion que « ce n’est pas si grave ».

2. Ne plus être en contact permanent avec le casino

Tu ne gagneras pas la bataille de l’attention si tu gardes le casino dans ta poche 24h/24.

Quelques actions simples (mais radicales pour ton cerveau) :

  • Éjecte les apps les plus toxiques de ton écran d’accueil. Elles peuvent rester installées, mais plus en première ligne. Oblige‑toi à les chercher : ça casse le réflexe automatique.
  • Désactive toutes les notifications non vitales. Messages importants ok. Mais plus de « X a publié une nouvelle vidéo » ou « Y a ajouté une story ».
  • Crée des zones “sans téléphone” dans ta journée. Exemple :
    • la première heure après le réveil,
    • pendant tes blocs de travail profond,
    • au moment de te coucher.

Ce n’est pas confortable au début. Tu auras des micro‑manques, des gestes fantômes vers ton téléphone. C’est littéralement ton cerveau qui se sevrage de ses petites doses de dopamine instantanée.

Si tu tiens ces moments « sans casino », tu crées des poches d’air dans lesquelles tes vrais projets peuvent enfin respirer.

3. Remplacer le scroll par quelque chose qui te nourrit (au lieu de juste te priver)

Si tu essaies juste de retirer le scroll sans rien mettre à la place, tu crées un vide. Et ton cerveau déteste le vide. Il finira par recharger Instagram.

À la place, pose‑toi une question simple :

« Quand j’ai envie de scroller, de quoi j’ai VRAIMENT besoin ? »

Parfois, c’est :

  • me détendre,
  • me distraire,
  • me changer les idées,
  • ne pas penser à un truc qui m’angoisse.

Tu peux remplacer ces moments par des choses qui ne détruisent pas ta concentration :

  • marcher 10 minutes sans écran,
  • écouter un podcast ou un livre audio,
  • lire quelques pages d’un livre (papier ou liseuse),
  • écrire ce qui tourne dans ta tête pendant 5 minutes,
  • appeler une personne à qui tu tiens.

L’idée n’est pas d’être parfait, mais d’avoir au moins une ou deux alternatives déjà prêtes, facilement accessibles, pour ne pas retomber systématiquement dans le scroll.

Et maintenant, qu’est‑ce que tu fais de tout ça ?

À ce stade, tu as peut‑être une boule dans le ventre.

Tu te dis peut‑être :

  • « C’est exactement moi, ça. »
  • « J’en ai marre de vivre comme ça. »
  • « Je ne veux pas que dans 1 an, ma vie soit encore rythmée par mon fil d’actu. »

Et en même temps, une autre voix chuchote :

  • « Ok, mais est‑ce que je vais VRAIMENT réussir à changer ? »
  • « J’ai déjà essayé d’arrêter… et j’ai toujours replongé. »

Cette ambivalence est normale. Tu es au point de bascule entre :

  • continuer ta vie en mode pilote automatique,
  • ou commencer à reprendre, pas à pas, le contrôle de ton temps, de ton cerveau, de ta vie.

La différence ne se fera pas sur une prise de conscience, mais sur les outils que tu mets réellement en place et la manière dont tu les utilises au quotidien.

Tu peux continuer à te débrouiller seul, à coups de « demain j’arrête » qui durent une journée, ou tu peux décider de t’équiper vraiment :

  • avec des méthodes adaptées à la façon dont ton cerveau fonctionne,
  • avec des stratégies concrètes pour désamorcer tes déclencheurs de scroll,
  • avec un cadre qui t’aide à reconstruire ta concentration au lieu de la laisser s’effriter.

Si tu as senti en lisant ces lignes que la procrastination numérique te vole plus que du temps — qu’elle te vole des morceaux entiers de ta vie — alors c’est probablement le bon moment pour aller plus loin que cet article.

Dans le livre qui t’attend juste en dessous, tu vas pouvoir :

  • comprendre, sans bla‑bla théorique inutile, comment la dopamine digitale te tient par le col,
  • identifier précisément tes propres boucles de scroll (et comment les casser),
  • mettre en place un plan concret pour retrouver ta concentration et avancer enfin sur ce qui compte vraiment pour toi.

Tu n’as pas besoin d’une solution miracle. Tu as besoin d’un guide clair, humain, qui parle le même langage que toi et qui t’emmène, étape par étape, de « je scrolle comme un zombie » à « je choisis consciemment où va mon attention ».

Si en arrivant ici tu sens que tu ne veux plus faire partie de ceux qui regardent leur vie passer à travers un écran, alors laisse‑toi la possibilité de changer de trajectoire. La suite logique de cet article t’attend juste en dessous.

Arrête de Scroller Comme un Zombie : Reprends le Contrôle de Ton Temps, de Ton Cerveau et de Ta Vie

Découvre le livre lié à cet article

Arrête de Scroller Comme un Zombie : Reprends le Contrôle de Ton Temps, de Ton Cerveau et de Ta Vie

Découvrir le livre →