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Auto-sabotage et perte de poids : pourquoi tu reprends toujours les kilos perdus malgré ta bonne volonté

Auto-sabotage et perte de poids : pourquoi tu reprends toujours les kilos perdus malgré ta bonne volonté
Auto-sabotage et perte de poids : pourquoi tu reprends toujours les kilos perdus malgré ta bonne volonté

Un lundi matin, tu te promets : « Cette fois, c’est la bonne. »

Tu fais les courses en mode guerrier : légumes, yaourts nature, thé vert. Tu jettes (presque) tout ce qui est sucré. Tu suis ton plan, tu refuses les viennoiseries au boulot, tu bois de l’eau quand tu as envie de grignoter.

Et ça marche.

Au bout de deux semaines, tu vois enfin les chiffres baisser sur la balance. Trois kilos. Puis quatre. Tu rentres à nouveau dans ce jean que tu gardais “au cas où”. Devant le miroir, tu te dis : « Pourquoi je n’ai pas fait ça plus tôt ? »

Et puis… sans que tu comprennes vraiment comment… quelque chose dérape.

Un soir de fatigue, un paquet de biscuits ouvert “juste pour goûter”. Une part de pizza en plus “parce que tu as eu une journée de merde”. Un apéro où tu te dis : « Je me lâche juste ce soir ». Puis le lendemain, comme c’est “foutu pour foutu”, tu continues.

En quelques semaines, tu as repris tout ce que tu avais perdu. Parfois même plus.

Tu ranges la balance. Tu ranges ton jean. Et tu ranges, au fond, cette part de toi qui y croyait.

Tu te dis que tu es faible. Tu te dis que tu n’as aucune volonté. Tu te dis que tu es ton propre problème.

Et voilà la chute de l’histoire : ce n’est pas ta volonté le problème. Ce n’est même pas ton “manque de motivation”.

Le vrai coupable, il est ailleurs. Et il agit dans l’ombre, exactement au moment où tu crois “tout gâcher”.

Ce que tu crois être un manque de volonté… est souvent un mécanisme de survie

On te répète partout que si tu reprends du poids, c’est parce que tu n’es pas assez discipliné(e). Que tu dois “serrer les dents”, “manger moins”, “bouger plus”.

Mais regarde les faits.

  • Tu sais déjà quoi manger pour perdre du poids.
  • Tu as déjà prouvé que tu pouvais tenir un plan alimentaire… pendant un temps.
  • Tu es capable de te priver, de refuser, de dire non… jusqu’à un certain point.

Donc le problème n’est pas que tu ignores quoi faire, ni que tu es incapable de te contrôler.

Le problème, c’est ce qui se passe quand tu n’en peux plus. Quand “quelque chose” prend le dessus et que tu regardes la scène comme si tu n’étais plus vraiment aux commandes.

Ce “quelque chose”, c’est ce qu’on appelle l’auto-sabotage alimentaire.

Et ce n’est pas un défaut moral. C’est un ensemble de mécanismes, souvent inconscients, qui ont une fonction très précise : te protéger.

Pas te protéger de la prise de poids.

Te protéger de la peur, de la honte, de la solitude, du stress, du rejet, du vide…

Dit autrement : tu ne manques pas de volonté. Tu manques de compréhension de ce qui, en toi, a plus de pouvoir que ta volonté.

Le cycle invisible de l’auto-sabotage alimentaire

Si tu te reconnais dans ce schéma “je perds / je reprends”, il y a de grandes chances que tu vives, encore et encore, le même cycle invisible :

  1. Phase 1 : la décision radicale – Tu te réveilles un matin épuisé(e) de te sentir mal dans ton corps. Tu décides que “c’est fini”, que tu vas te reprendre en main, que tu ne te laisseras plus aller.
  2. Phase 2 : la performance – Tu mets en place un plan souvent strict. Tu t’interdis beaucoup de choses. Tu es “sérieux(se)”, presque parfait(e). Tu es dur(e) avec toi-même, mais tu es content(e) des résultats.
  3. Phase 3 : la fissure – Fatigue, stress, émotions, vie sociale… La pression monte. Tu tiens, tu tiens, jusqu’à ce qu’un détail (un gâteau, un repas, une remarque) fasse craquer tout le système.
  4. Phase 4 : le lâchage – Tu manges plus, plus vite, plus souvent. Tu te dis que tu “répareras demain”. Mais demain ressemble à aujourd’hui, et tu continues. Tu te sens spectateur(trice) de ta propre dérive.
  5. Phase 5 : la culpabilité écrasante – Tu te parles mal. Tu te juges. Tu te promets (encore) que la prochaine fois, tu serreras plus fort.

Et tu recommences.

À force de tourner dans ce cycle, tu finis par croire que tu es cassé(e). Que d’autres y arrivent, et que toi non.

La vérité ? Ce cycle est logique. Il répond à des règles précises. Et une fois que tu les vois, tu arrêtes de t’accuser pour ce qui, en réalité, était prévisible.

Le vrai visage de l’auto-sabotage : ce qui se joue derrière « j’ai tout foutu en l’air »

Regarde ce qui se passe précisément au moment où tu “craques”.

Tu ne te lèves pas un matin en te disant : « Aujourd’hui, je vais ruiner des semaines d’efforts ». Personne ne fait ça volontairement.

Le “craquage” arrive généralement après :

  • une journée de stress accumulé (famille, boulot, argent),
  • une dispute, un conflit, un reproche,
  • un sentiment de solitude ou de vide intérieur,
  • une fatigue nerveuse intense,
  • ou au contraire, après un succès (tu as bien tenu ton plan, tu as perdu, tu te sens bien)… et c’est là que tu te lâches.

Sur le moment, tu te dis : “Je n’ai pas résisté”.

Mais si tu regardes de plus près, tu verras autre chose :

  • La nourriture t’a aidé à anesthésier quelque chose (une douleur, un stress, un manque).
  • Elle t’a permis de te révolter contre toutes les règles que tu t’imposes.
  • Elle t’a donné une forme de réconfort immédiat quand tu ne voyais aucune autre solution.

Autrement dit : tu n’as pas “tout foutu en l’air”. Tu as utilisé le seul outil que ton cerveau connaissait pour te soulager à ce moment-là.

L’auto-sabotage, ce n’est jamais : “je suis nul, je sabote ma vie pour le plaisir”.

C’est plutôt : « Une part de moi veut changer. Une autre part a peur, ou souffre, ou se sent menacée. Et cette part-là a trouvé dans la nourriture une manière rapide de reprendre le contrôle. »

Pourquoi tu peux tenir un régime… mais pas une paix intérieure

On t’a appris à faire des régimes. On t’a appris à compter les calories. On t’a appris à calculer tes macros, tes pas, tes séances de sport.

Mais personne ne t’a appris à :

  • gérer ce qui se passe en toi après une remarque blessante sur ton corps,
  • réagir autrement qu’en mangeant quand tu te sens seul(e) chez toi le soir,
  • te parler avec respect après un écart,
  • accueillir la peur de changer (oui, la peur de mincir existe, même si tu crois le vouloir plus que tout),
  • te donner du plaisir autrement qu’avec la nourriture.

Bien sûr que tu peux “tenir” un régime pendant un temps. Parce que tu te forces, parce que tu contrôles, parce que tu t’interdis.

Mais si tu ne touches pas à ce qui rend la nourriture indispensable émotionnellement, alors, tôt ou tard, elle reviendra prendre sa place.

Ce n’est pas une question de caractère. C’est une question de programmation intérieure.

La programmation invisible : quand la nourriture devient beaucoup plus qu’un simple repas

Tu ne manges pas seulement pour ne plus avoir faim.

Tu manges aussi pour :

  • te calmer,
  • te récompenser,
  • te tenir compagnie,
  • te donner une pause,
  • ou même te punir.

Et tout ça ne s’est pas installé par magie. C’est le résultat d’années d’associations répétées :

  • Si on t’a souvent consolé avec un gâteau quand tu étais triste enfant, il est logique qu’aujourd’hui tu cherches le sucre quand ça ne va pas.
  • Si les repas étaient les seuls moments calmes ou agréables à la maison, ton cerveau a associé nourriture = sécurité.
  • Si on t’a fait des remarques blessantes sur ton corps, la nourriture a pu devenir à la fois ton refuge… et ta manière de te cacher.
  • Si, adolescent(e), tu t’es senti(e) plus accepté(e) dans les moments festifs autour de la nourriture, tu peux avoir peur de perdre cette connexion en changeant ton alimentation.

Cette “programmation” ne se voit pas. Tu la vis sans la nommer.

Tu te dis juste : “Je ne sais pas ce qui se passe, je perds le contrôle, je mange n’importe comment.”

En réalité, c’est très cohérent : ton cerveau choisit l’option qu’il a enregistrée comme la plus rapide pour apaiser ce que tu ressens. Même si, à long terme, ça t’abîme.

Le piège du « tout ou rien » : l’autoroute vers l’auto-sabotage

Un des plus grands moteurs de reprise de poids, c’est ton rapport extrême à la nourriture :

Soit tu es parfait(e), soit tu es catastrophique.

Tu connais sûrement ces pensées :

  • « J’ai pris une part de gâteau, c’est foutu. »
  • « J’ai raté mon repas de midi, autant me lâcher jusqu’à lundi. »
  • « Soit je fais un vrai régime, soit ça ne sert à rien. »

Ce mode de pensée est épuisant… et il te condamne à l’auto-sabotage.

Pourquoi ? Parce que la moindre imperfection devient une preuve que tu “n’y arriveras jamais”. Donc, au lieu d’ajuster, tu abandonnes.

Imagine un pilote de voiture qui, au moindre petit écart sur la route, se jette dans le fossé en se disant : “J’ai raté ma trajectoire, autant tout détruire”.

C’est exactement ce que tu fais avec la nourriture.

Tu ne reprends pas du poids parce que tu as mangé une glace. Tu reprends du poids parce que, après cette glace, tu as déclenché ce fameux discours interne : “Je suis nul(le), je n’ai pas tenu, de toute façon j’y arrive jamais, autant continuer à manger.”

Tu ne reprends pas des kilos à cause d’un écart. Tu les reprends à cause de ta réaction à cet écart.

Le discours intérieur qui nourrit la reprise de poids

Observe comment tu te parles quand tu montes sur la balance après quelques jours “d’écarts”.

Peut-être que ça ressemble à :

  • « Bien sûr… tu n’es bon(ne) qu’à ça. »
  • « Tu savais que tu allais tout gâcher, comme d’habitude. »
  • « Tu n’as aucune discipline, tu n’y arriveras jamais. »

Et maintenant, pose-toi une question très simple : qui aurait envie de prendre soin de quelqu’un qui lui parle comme ça, tous les jours ?

Ce discours intérieur ne te motive pas. Il t’écrase. Et plus tu te sens écrasé(e), plus tu as besoin de compenser.

Et devine comment tu compenses ?

En mangeant. Encore.

La boucle est parfaite. Cruelle, mais parfaite.

Tu te juges → tu souffres → tu manges pour ne plus sentir → tu te juges encore plus → tu souffres encore plus → tu manges encore plus…

Ce qui te fait reprendre du poids, ce n’est pas juste ce qui est dans ton assiette. C’est ce qui est dans ta tête avant d’ouvrir le frigo, pendant que tu manges, et après avoir avalé la dernière bouchée.

Et si ta prise de poids n’était pas un ennemi, mais un message ?

Il y a une idée très dérangeante, mais puissante :

Et si ces kilos que tu détestes tant n’étaient pas là contre toi… mais pour toi ?

Pour :

  • te protéger d’un regard qui t’a fait souffrir,
  • mettre une distance entre toi et des relations compliquées,
  • t’offrir une couche “tampon” entre toi et le monde,
  • te donner une excuse pour ne pas faire certaines choses qui te font peur (t’exposer, séduire, te montrer, prendre ta place).

Ça peut être choquant à lire. Parce que tu crois détester ces kilos, les vivre comme un échec. Mais une part de toi, plus profonde, peut les considérer comme une protection.

Tu peux vouloir maigrir… et en même temps avoir peur de ce qui se passera si tu réussis vraiment :

  • Comment les autres vont réagir ?
  • Est-ce que tu sauras gérer les compliments, les regards, les attentes ?
  • Et si, même plus mince, tu ne te sentais toujours pas assez bien ?

Quand ces peurs ne sont pas reconnues, elles se traduisent souvent par… une reprise de poids “inexplicable”.

Ce n’est pas de la folie. C’est ton système de protection qui fait son travail.

Sortir de l’auto-sabotage : ce qu’on ne te dit presque jamais

On te vend des plans alimentaires, des programmes de sport, des défis de 30 jours, des “avant / après” spectaculaires.

Mais on parle très peu de ce dont tu as réellement besoin pour cesser de reprendre les kilos :

  • Comprendre tes déclencheurs émotionnels : ce qui, dans ta journée ou dans ta vie, t’envoie systématiquement vers la nourriture.
  • Identifier tes croyances cachées : ce que tu penses, profondément, de toi, de ton corps, de la nourriture, du fait de maigrir.
  • Apprendre à t’apaiser autrement : développer d’autres façons de gérer le stress, la solitude, la colère, la fatigue.
  • Changer ton langage intérieur : cesser de te parler comme un bourreau et commencer à te parler comme quelqu’un que tu veux vraiment aider.
  • Désactiver le mode “tout ou rien” : accepter l’imperfection comme une partie normale du processus, sans repartir dans le “je lâche tout”.

Ce travail-là ne se fait pas en trois jours.

Mais il a une particularité : chaque petit pas change quelque chose pour de vrai. Tu ne joues plus contre toi, tu commences à jouer avec toi.

Et c’est souvent à ce moment précis que quelque chose bascule : tu n’as plus seulement envie de “perdre vite”. Tu as envie de te libérer.

Si tu t’es reconnu(e) en lisant ces lignes… ce n’est pas un hasard

Si, en lisant cet article, tu t’es surpris(e) à penser :

  • “Mais c’est exactement ce que je vis.”
  • “Personne ne m’a jamais expliqué la reprise de poids comme ça.”
  • “Ça me parle plus que tous les conseils ‘mange moins, bouge plus’.”

Alors tu es déjà en train de faire un premier pas : tu n’es plus uniquement en train de te juger, tu commences à te comprendre.

Et c’est là que les choses deviennent vraiment intéressantes.

Parce que comprendre, ce n’est pas excuser ni se résigner.

Comprendre, c’est reprendre du pouvoir. C’est arrêter de vivre tes “craquages” comme des preuves que tu es foutu(e), et les voir comme des messages : “Il y a quelque chose en moi qui a besoin d’aide.”

C’est exactement ce changement de regard qui ouvre la porte à autre chose qu’un énième régime : un vrai travail sur ta relation à la nourriture, à ton corps, et… à toi-même.

Vers une autre façon de mincir : de la lutte au partenariat avec toi-même

Imagine un scénario différent.

Tu as une journée compliquée. Tu rentres chez toi, épuisé(e). Tu sens la vieille envie de te jeter sur le frigo. Sauf que, cette fois, tu sais ce qui est en train de se passer.

Tu reconnais le schéma.

  • Tu sais que ce n’est pas “toi qui es nul(le)”, mais ton cerveau qui cherche une solution rapide.
  • Tu peux mettre des mots sur ce que tu ressens : stress, vide, fatigue, besoin de réconfort.
  • Tu as, dans ta boîte à outils, d’autres réponses possibles que la nourriture.

Peut-être que tu mangeras quand même quelque chose. Peut-être que tu mangeras un peu trop. Mais la différence, c’est que tu ne t’enfonces plus derrière :

  • Tu ne passes pas en mode “tout ou rien”.
  • Tu ne te promets pas un régime-punition pour “compenser”.
  • Tu ne transformes pas ce moment en preuve que tu es une cause perdue.

Et cette différence-là, répétée encore et encore, change tout.

C’est ainsi que tu cesses, peu à peu, de reprendre systématiquement le poids perdu. Pas en te serrant plus fort, mais en desserrant la corde qui t’étrangle depuis des années.

Tu n’as pas besoin d’un énième régime. Tu as besoin d’une nouvelle carte intérieure.

Si tu es arrivé(e) jusque-là dans cet article, c’est probablement que tu en as assez :

  • assez de te juger en boucle,
  • assez de perdre puis reprendre,
  • assez de promettre “je recommencerai lundi” presque chaque semaine,
  • assez de te dire qu’il y a “un truc qui cloche” chez toi.

Et peut-être que, pour la première fois, tu commences à entrevoir autre chose qu’une guerre sans fin avec ton assiette.

Tu sens que le vrai sujet, ce n’est pas seulement ce que tu manges, mais pourquoi tu manges, comment tu m’en sers, et ce qui se joue en toi à chaque fois que tu dis “j’ai encore tout gâché”.

C’est exactement ce terrain-là qui change la donne quand on veut arrêter de reprendre les kilos perdus.

Et c’est précisément ce terrain-là que certains ouvrages explorent en profondeur : les blocages invisibles, les mécanismes d’auto-sabotage, la reprogrammation de ta relation à la nourriture… pas pour quelques semaines, mais pour quelque chose de plus durable.

Alors, si ce que tu viens de lire résonne en toi, si tu as envie d’aller plus loin que cet article, de mettre des mots clairs et des outils concrets sur ce que tu vis, laisse-toi guider par la suite juste en dessous.

Sortir de l’Auto-Sabotage Alimentaire

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